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Fév 15

Rions Un Peu (Jaune) En Attendant La Fin Du Monde

A 23 ans, j’étais la reine du monde.

A 23 ans, je gérais vie de famille et vie professionnelle.

A 23 ans, j’avais dit oui à un homme.

A 23 ans, j’achetais un appartement.

A 23 ans, j’avais été pistonnée pour obtenir mon premier travail et je brulais les étapes dans l’arrogance de ma jeunesse.

A 23 ans, les redoublements d’années d’études, je connaissais.

A 23 ans, je jouais à la madame.
 
A 23 ans, je ne voyais plus mes amis.

A 23 ans, le paraître était plus important à mes yeux.

A 23 ans, je vendais mon âme pour l’argent.

A 23 ans, je n’étais pas gênée d’écraser les autres si ça pouvait me favoriser.

A 23 ans, j’avais tout vu, tout lu, tout entendu.

A 23 ans, je ne passais plus les portes.

A 23 ans, on m’aurait mis à la tête d’une grosse boite, gérant des fonds publics, j’aurais accepté sans hésiter.

Et puis j’ai eu 24 ans, j’ai muri et compris que ça ne sert à rien de péter plus haut que son cul. La gravité fait tout de même son effet…

Aujourd’hui à 29 ans (et des poussières) je regarde derrière moi, et en voyant la pisseuse que j’étais, je suis heureuse d’être enfin moi même.
Et j’espère de tout coeur que le jeune homme de 23 ans dont les oreilles sifflent sans arrêt depuis quelques jours, se rendra compte que jouer au grand, ça ne sert à rien.

Je publie ce billet, non seulement parce que je le pense mais également dans lecadre de l’enooooooorme concours à Manu. Y a intérêt à ce que je gagne hein,j’ai envie de bouffe anglaise et d’un nouveau service de vaisselle. Moi ma vaisselle elle est composée essentiellement (pour les verres) de trucs volés dans les bars. Et mes assiettes ontappartenu au grand-parents de Chéri-chéri.

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