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Oct 12

Mes nichons, ma bataille

Je préviens, c’est la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel, ça va causer nichons ici toute la semaine. Tu vois, je parle pas beaucoup allaitement ici, rien que parce que je n’ai pas envie d’avoir Paul Emik sur le dos. Ouais tu vois, parler allaitement c’est extrémement sensible sur la blogosphère et il y a moyen de se faire troller la face pendant des mois.
nMais, j’ai des trucs à dire, alors rien a foutre.
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nMes nenés ont commencé à pointer le bout de leurs tétons, j’étais en CE1, j’avais un an d’avance et je commençais a attirer l’œil de mes copines de classe dans les vestiaires de la piscine. À cet âge, la sexualité je ne savais même pas que ça pouvait exister, j’en étais au stade où les bisous des parents c’était degueu, alors ma poitrine qui poussait…j’ai pas trop fait le lien avec le fait de devenir un femme.
nC’était juste chiant, d’une part parce que ça me faisait mal, un peu comme des hématomes éternels. D’autre part ça me rendait différente des autres et je n’apprendrais qu’un paquet d’années plus tard la classe internationale de mes différences.
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nEn arrivant en sixième, avec mes neuf ans et demi et mes nichons, j’étais toujours la fille la plus naïve du monde, du genre j’ai cru pendant longtemps qu’embrasser sur la bouche égal faire l’amour. Dans le genre armée pour la vie, on a fait mieux. Surtout que j’étais dans un collège-lycée, a côtoyer des « grands » qui pouvaient avoir jusque 20 ans.
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nLe collège ça a été nul, nul, nul. J’ai l’impression de n’avoir fait qu’esquiver les mains baladeuse, les pelotages en règle. Évidemment j’ai quelquefois laissé faire parce que tous les garçons ne me laissaient pas insensibles. J’ai généralement regretté et j’ai surtout beaucoup appris sur les jeunes mâles en rut les mœurs pas forcément nettes du sexe opposé.
nEn troisième, j’avais 13 ans, un bon bonnet C et une espèce de dualité entre le dégout de n’être qu’une paire de seins et la fierté envers la fascination qu’ils exerçaient sur bon nombre de personnes.
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nAu lycée, ma poitrine a continué à grandir, grossir pour finalement devenir difforme. Je suis alors devenue une adolescente horriblement complexée. A l’heure où j’aurai du expérimenter la sexualité, je n’avais qu’une envie, cacher ces horribles protubérances.
nMalheureusement pour moi, j’ai développé une certaine attirance pour les mauvais garçons. Je suis bien sortie avec quelques ennuyeux gentils gars, qui je suis sûre se fichaient pas mal de mon complexe. Mais, va savoir pourquoi, mes hormones les putes m’ordonnaient de me rabaisser devant des types dits cools, en échange d’un éventuel regard.
nMes gros seins me conferraient un certain pouvoir, j’en profitais afin de me faire dragouiller, mais toujours au moment de passer à l’acte je reculais, mes nénés étaient trop affreux et je n’étais pas prête à me montrer sans mes deux soutifs superposés à qui que se soit.
nC’est marrant, car les jalouses m’ont vite affublée d’une réputation sulfureuse, alors qu’en fait ma vie sexuelle c’était le Sahara. Enfin, c’est marrant maintenant, mais c’est une époque que j’ai vraiment mal vécu.
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nA 17 ans, je sortais avec un gentil bad boy, d’un autre lycée que le mien. Je commençais à me sentir un mini-chouia mieux dans mes pompes. C’est la première fois que j’étais amoureuse et que j’en avais rien à foutre de mon apparence physique. Je n’étais quand même pas tout à fait à l’aise, mais il y avait du mieux.
nMa mémoire me fait défaut sur ce point, mais je crois que c’est ma mère qui la première m’a parlé d’opération. Faut dire qu’elle me voyais tous les jours dans la salle de bain et devait avoir pitié de mon torse difforme.
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nQuand j’y repense, le premier homme qui ait vu mes seins en plein jour était un chirurgien… niveau construction psychologique il y a mieux. Pourtant, je n’ai pas vraiment hésité à passer sur le billard. J’étais prévenue, anesthésie générale, opération relativement lourde, douleur, c’était bien dérisoire par rapport au dégout que ma poitrine m’inspirait depuis des années.
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nLady Di venait de mourir bêtement, je suis entrée à la clinique pour y subir une opération qui a transformé ma vie.
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nSi vous le voulez bien, je vous donne rendez vous demain pour vous raconter la suite.

(10 commentaires)

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  1. Marie

    Ah je veux bien la suite!
    Moi point de nénés au collège, et les garçons affublaient les filles « plates » de jolis surnoms, le mien :m&m’s, rapport à la taille. Ma meilleure amie, elle avait le droit à smarties, qui est plus petit -_-
    Au au lycée, c’est là qu’ils ont subitement poussée, laissant place à un joli 95C. Les idiots du collèges, contemplaient maintenant ma jolie poitrine. Et moi je les aimais bien (mes seins ^^).
    Ils ont un peu perdu de leur superbe suite aux 2 grossesses, mais conserve cette taille (sauf pendant la grossesse et une bonne période d’allaitement).

    >> La suite demain 😉

  2. amalise

    C’est un billet très touchant, merci pour ta sincérité. J’avoue être loin de ton problème, le mien l’exacte opposé (oui, oui, je suis plate!), mais une excellente amie s’est faite opérer pour les mêmes raisons que toi. Et ça lui a aussi changé la vie. Hâte de lire la suite!

    >> t’imagines même pas comment j’aimerai être plate rien qu’une journée

  3. MissBrownie

    Waouh! Ca c’est de la Confession de Nichons !
    Tu prouves à toutes celles qui en douteraient qu’il est possible d’allaiter après une réduction mammaire.

    J’imagine pas Chupa commençant à avoir de la poitrine à son âge. La mienne rentrait aisément dans du 75B à 12 ans.

    Pas facile d’avoir une poitrine imposante dès le plus jeune âge

    >> Hé oui, je prépare une semaine de témoignage justement pour finir sur l’allaitement. Moi non plus je n’aimerai pas que ma fille aie une poitrine qui pousse prématurément, en tout cas ce n’est pas forcément de famille car ma mère et ma soeur, ne sont pas fichues comme moi

  4. aggie

    En effet ça a dû être difficile à vivre. Ton témoignage est très intéressant (et moi j’ai le problème absolument inverse: après 2 allaitements je n’ai plus rien!!!)

    >> moi c’est dramatique, dès que je prend du poids, c’est tout dans les nénés et quand je perd du poids je ne perd pas une taille de soutif…

  5. Poppy

    Comme toi, poitrine très généreuse dès le collège….j’en ai souffert souvent, mais je ne suis pas passée par la case opération car tout le monde me disait que je ne pourrais jamais allaiter après, du coup j’ai fait avec …;-)

    >> Je pense que si je ne m’étais pas fait opérer, j’aurai fini par accepter mon corps, mais je ne suis pas sure que j’aurai été vraiment aussi bien dans ma peau et extravertie que je le suis maintenant

  6. NiouzMum

    C’est enrichissant d’avoir un témoignage de quelqu’un « de l’autre côté de la barrière », moi j’étais complexée par mes petits seins ;p qu’initiales réellement pris du volume qu’à ma 1ère grossesse et mon 1er allaitement !
    J’attends la suite avec impatience, et je ne savais pas qu’on pouvait allaiter après une réduction mammaire !

    >> et oui, mais c’est pas forcément évident, j’en parlerai pas demain mais après demain 😉

  7. LamamandeEmma

    Je me souviens de l’épisode de l’opération. Tu as été très courageuse face à cet acte chirurgical très lourd, tu étais contente après.
    C’est vrai qu’après tu ne te promenais plus avec ces horribles pulls énormes et difformes

    >> merci pour mon look ;p

  8. PetitDiable

    Wahou, quel courage, si jeune! Tu me cloue!

    >> l’inconscience de la jeunesse peut être

  9. Thalie

    J’te comprends tout à fait. 95C en fin de 3eme.. puis ca a continué plus doucement pour du D, voire petit E, en lycée..
    Au collège on m’appelait FloDa (rapport avec un T-Shirt avec marqué Florida dessus que je mettais pour le sport.. le flo sur le néné droit, le da sur le gauche).
    Par contre je ne suis pas passé par la case opération. Et comme toi, je prends du poids, je prends des nénés. je perds du poids, je garde mes nénés..
    Après 2 grossesses, j’en suis à un 110F. Et dans -30kg je penserais peut être à une petite réduction
    Par contre.. pas du tout pour la marque Sans Complexe, je les ai à peine mis 2 fois que déjà les baleines se sauvaient chacune de leur côté tellement les totottes sont lourdes (et le pire j’ai le mm que la photo de ton post mais en blanc et noir ;-p). Du coup pour moi c’est Empreinte (j’ai trouvé un site ou tu peux les avoir à moitié prix ;-p)
    Allez.. la suite demain.. j’veux savoir comment t’as vécu ton allègement et puis la reprise avec les grossesses ;-D
    Pleins de bisous

    >> FloDa 😀 Je ne connais pas la marque empreintes, je vais aller jeter un coup d’oeil. Sinon si tu as besoin de conseils pour la réduction je suis dispo. bises

  10. Mél

    effectivement, je me souviens qu’au collège tu étais très différente de moi physiquement car moi les mecs me disaient de ne pas leur tourner le dos… d’ailleurs j’ai pas bcp changé avec mon bonnet B… j’ai failli me faire opérer dans le sens inverse de toi et enfin avoir l’air d’une femme avec une poitrine mais les actualités récentes m’ont fait changé d’avis…

    >> Héhé, c’est quand même marrant que tu sois la seule ici qui m’ait connu avant 😉 et pourtant au collège je m’étais coupé les cheveux très courts comme toi, c’était la mode des garçonnes (et des houpettes maxi-laquées aussi ahem), ça devait être affreux sur moi alors que toi ça rendait bien.

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