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Avr 20

J’ai testé pour toi : se laver les cheveux au shikakaï [ma routine no poo]

Ça fait plusieurs fois que je parle ici de mon changement de routine beauté. J’aime à me définir comme étant en transition, une étape à la fois je me défais des produits industriels qui ne conviennent pas à ma vision de la vie et que je crains pour les effets néfastes qu’ils pourraient avoir à terme sur ma santé.

Si j’ai rapidement été convaincue par mon déodorant fait-maison, complètement naturel et surtout très efficace et que j’ai très vide adopté le savon de Marseille (le vrai) sous la douche, j’ai un peu plus de mal à trouver ma routine capillaire. Depuis le mois de juin je teste différents produits naturels lavant et des soins et aujourd’hui je vais te parler du shikakaï (ne me demande pas comment ça se prononce)

Avant toute chose, je vais te présenter mes cheveux. J’ai les cheveux très fins, complètement raides et naturellement blonds clairs bien qu’ils aient tendance à tirer vers le blond cendré depuis quelques années. Récemment, j’ai trouvé quelques cheveux blancs sur ma tête, mais cela reste relativement discret. Mes cheveux sont longs, très longs même, ils arrivent quasiment à ma chute de reins, je ne vais pas souvent chez le coiffeur et ça fait des années que je n’utilise aucun produit coiffant ou après shampooing. Je proscris également la chaleur, je préfère le séchage naturel et évidemment je n’ai jamais eu à faire à un lisseur. J’ai le cuir chevelu très gras depuis l’adolescence ce qui m’a poussé pendant 15 ans à me laver les cheveux quotidiennement. Après la naissance de mon premier enfant j’ai commencé à espacer les lavages et avant de commencer le no-poo je faisais 2 shampooings par semaine. Le jour du lavage je laissais mes cheveux détachés, le lendemain j’attachais la mèche de devant avec un barrette et le 3eme jour je les attachais afin de ne pas les montrer gras.

Mes objectifs en adoptant le no-poo sont d’une part prendre soin de mes cheveux sans aucun produit chimique, de les avoir sains et forts ce qui n’était plus le cas (j’avais l’impression d’avoir les cheveux qui vieillissent et une botte de paille en longueurs), d’autre part, je souhaite espacer ma fréquence de lavage et tenir une semaine entre chaque no-poo (car faut avouer que c’est une sacré corvée)

Comme on en parlait beaucoup sur internet et dans les groupes de no-poo, j’ai d’abord testé la poudre de shikakaï (un peu moins de 4€ les 250g).

Le shikakaï est une poudre ayurvédique utilisée depuis toujours par les indiennes pour soigner leur chevelure. Il est obtenu en broyant l’écorce, les feuilles et les gousses des fruits d’une variété d’acacia cultivée en Inde. Naturellement riche en saponine son pouvoir lavant est intéressant, son pH neutre n’agresse pas les cheveux ou le cuir chevelu, on lui confère également des vertus de rééquilibrage du cuir chevelu qui deviendrait moins gras au fil du temps et permettrait d’espacer durablement les shampooings. C’est donc tout naturellement que j’ai tenté l’expérience du shikakaï.

La préparation d’un shampooing à la poudre de shikakaï est assez simple. Il suffit de mélanger dans un bol 2 cuillères à soupe bombées avec de l’eau tiède jusqu’à l’obtention d’une pâte ni trop solide, ni trop liquide, de la consistance de la pâte à crêpes. ATTENTION à ne pas renifler la poudre qui est particulièrement irritante pour les voies respiratoires. Une fois prêt, le mélange ressemble à une préparation au chocolat et a une agréable odeur végétale et épicée.

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Le lavage se fait sur cheveux mouillés, pour appliquer le mélange je verse le contenu d’une cuillère à soupe dans ma main, je l’applique sur une portion de cuir chevelu puis je passe à la suivante jusqu’à ce que ma tête soit recouverte. Je « nettoie » mon bol de préparation avec mes longueurs mais sans essayer de mettre du shikakaï sur toute la longueur, ce n’est pas utile et ça peut assécher les pointes. Puis je masse bien l’ensemble de mon cuir chevelu et je rince sans laisser poser. Le rinçage se doit d’être assez minutieux et des petits grains de poudre peuvent subsister dans les cheveux et seront éliminés au brossage.

Après séchage, mes cheveux sont très propres. J’ai eu du mal à y croire la première fois car le shikakaï ne mousse pas du tout, hors dans notre inconscient il faut que ça mousse pour que ça lave. Mieux encore, le shikakaï a le même pouvoir lavant sur les bains d’huile que je fais parfois (alors que j’ai mis 5 shampoings classiques à me débarrasser d’un bain d’huile de coco la fois où j’ai eu des poux remember)

Il m’a fallu plusieurs mois d’utilisation avant que je vois une nette différence sur l’espacement des shampooings. Aujourd’hui, j’estime avoir vraiment gagné 2 jours, c’est-à-dire que j’arrive à garder les cheveux totalement détachés le jour du lavage (en général le dimanche) et les 2 suivants, le 4eme jour (mercredi) j’attache, ensuite ça bascule dans le gras. Je m’en sors grâce aux shampoings secs maison mais le samedi mes racines sont épouvantables. Donc c’est bien mais pas encore top. Je voudrai gagner encore 1 à 2 jours, mais c’est long et surement dû à la nature de mon cuir chevelu car j’ai lu de nombreux témoignages de nanas qui ne se lavent plus les cheveux que 2 fois par mois (le rêve).

Par contre j’ai nettement vu une différence sur ma chute de cheveux périodique. Chaque automne je perds comme beaucoup de monde, une quantité impressionnante de cheveux. J’en colle partout, ça bouche les siphons, ça tapisse les sièges, j’ai beau prendre des capsules style Oenobiol, je ne vois pas de différence. Cette année pour la première fois, ma chute a été plus modérée, a duré moins longtemps et j’ai rapidement vu repousser des bébés cheveux sur mon crane.

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J’ai également constaté une nette différence sur la qualité de mon cuir chevelu. J’avais tendance à avoir des petits boutons ou des plaques sèches qui grattent et tout cela a totalement disparu. Mais je l’attribue plus à l’arrêt du shampooing traditionnel dont certaines substances sont allergisantes et irritantes. Quoiqu’il en soit ça fait du bien de ne plus sentir d’irritations.

J’ai tenté des recettes de shikakaï plus élaborées, notamment avec du miel ou de l’œuf mais franchement je n’ai vu aucune différence sur le résultat, je vais donc à l’essentiel pour le lavage et garde le miel pour faire des soins à long temps de pause.

Vu comme ça le shikakaï semble être la parfaite alternative au shampooing classique, pourtant j’ai pu constater qu’il assèche mes pointes après plusieurs mois d’utilisation (d’où l’importance de surtout nettoyer le crane et pas les longueurs). De plus c’est un produit importé, qui vient de loin et qui me dérange dans ma démarche plus ou moins locavore. Ça m’ennuie clairement de savoir que ma poudre de shikakaï a parcouru des milliers de kilomètres alors que j’essaie de consommer local au maximum.

Pour info j’achète ma poudre de Shikakaï chez Aroma zone mais je pense que tu peux en trouver dans les épiceries asiatiques, indiennes si tu habites dans une grande ville.

Tu peux compter sur moi pour tester d’autres alternatives au shampooing et pour venir en parler ici.

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(1 commentaire)

  1. Maman Kawazu

    J’ai déjà testé cette poudre en soin, mais je n’arrive pas à me résoudre à n’utiliser que des poudres ayurvédiques en lavage. Par contre j’utilise des shampoings aussi naturels et sains que possible.

    nnn

    Pour le savon de marseille, je suis addict. 🙂 Je vais tester le déodorant, parce que je suis encore au chimique pour ça. Là encore, ça me fait un peu peur.

    nnn

    http://www.mamankawazu.com

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