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Le weekend parisien a été riche en enseignements après une semaine un peu compliquée au cours de laquelle GumBoy m'a fait attraper quelques rides supplémentaires.

Samedi, lors de mon débrief Rock ou Roll de la semaine, j'expliquais m'être faite convoquer 3 fois dans la semaine pour des mon ainé. J'avoue que ça m'a fait un choc.
Un choc parce que je ne m'y attendais pas le moins du monde. A la maison, GumBoy est un petit gars adorable, obéissant relativement à nos demandes, curieux (trop), affectueux, avare ni de calins ni de bisous, adorant sa petite sœur au point de ne pas passer une bonne nuit si il ne l'a pas serré fort dans ses bras avant de se coucher.
Le portrait qui m'en était fait ne correspondait donc absolument pas à ma réalité et je découvrais une double personnalité à mon fils.

Je disais que le weekend a été riche en enseignements car j'ai pu observer GumBoy mis en situation avec d'autres enfants. Sans m'immiscer dans leur relation, j'ai néanmoins pu voir, comprendre et trouver des solutions pour aller de l'avant.

Il se trouve, mais je le savais déjà que GumBoy est un petit gars hyper sensible. C'est de moi qu'il tient ce caractère, comme moi il supporte mal les échecs, comme moi il peut souffrir du regard des autres, comme moi il a du mal a tisser des liens. Évidemment j'ai 32 ans (nan en fait vous avez lu 23 hein!) donc j'ai appris avec les années à gérer mon caractère et à devenir très sociable.

J'ai donc pu voir à quel moment il pétait un boulard pour mettre sur la gueule du copain. Oui, parce que dans le weekend, il y a aussi un Buzz l'Eclair qui a volé dans la tronche d'un des jumeaux. Sauf que cette fois j'avais vu le déroulement des événements.
Et finalement je trouve qu'avant l'envol vers l'infini et la lèvre de l'au delà du copain, Gum s'en est plutôt bien tiré. A plusieurs reprises ils se sont un peu cherché, à chaque fois il a verbalisé ses humeurs, par des "ce n'est pas drôle", des "arrêtes!", mais en tant que bon jusqu'auboutiste, il n'a rien lâché et l'accident est arrivé.

Cependant, il était conscient de la violence de son geste, dégouté et c'est sincèrement qu'il a présenté ses excuses au petit blessé.

Il y a donc un moment où la pression qu'il a accumulé est telle, qu'il éclate en plein vol, mais en ayant tout de même fait le nécessaire avant pour résoudre le conflit verbalement. Il faut dire qu'à 3 ans, il est difficile de prendre du recul et de s'isoler pour se calmer.

Je suis persuadée que c'est exactement le même problème à l'école, il doit encaisser les chicaneries avec les copains de classe toute la journée et il suffit qu'il soit fatigué et n'arrive pas à se vider la tête pour péter un câble et faire montre de violence.

C'est donc ma prochaine mission, lui apprendre à s'isoler. A respirer et péter un grand coup pour évacuer la tension.

Il y a un autre enseignement de ce weekend parisien dont je vous parlerai prochainement et il est youpi!