Il était dix heures passées de quelques minutes hier matin, lorsque mon permis de conduire m'a permis de recevoir un groooos carton.
J'étais super contente, car il n'y avait que 5 groooos cartons à gagner et je me suis sentie privilégiée. Le contenu du groooos carton était juste incroyable et j'étais en joie.
Après avoir vu les dimensions de l'objet, je me suis doutée que le groooos carton, à transporter, ça n'allait pas être de la tarte. Bah oui, surtout à Paris, avec 2 métros à prendre, puis 1 TGV revenant à Lille, puis un dernier métro pour rentrer chez moi. Finalement j'ai préféré ne pas me pourrir journée avec le groooos carton, et décidé de remettre le problème à plus tard, well well.
Au cours de la journée, il y en a quand même quelques personnes qui se sont informés de mes capacités à prendre en charge le grooos carton, certains goguenards, certains compatissants. Il y en a même qui m'ont dit que je pouvais leur donner le grooooos carton si je ne m'en sortais pas, qu'ils allaient bien y arriver eux. Mais non, mon groooos carton c'était mon précieux, pour rien au monde je ne l'aurai abandonné.
18h est arrivé, après une journée debout, à parler, parler, parler, écouter, écouter, écouter, ne rien manger, m'émerveiller, m'épuiser. 18h, l'heure de récupérer le grooos carton. Le type musclé qui me l'a donné s'est enquit de ma situation :
" Ca va aller pour prendre le taxi ?
- Non mais je rentre à Lille moi !
- Ah ben bon courage alors "
Tout en me tendant trois sacs pleins à raz bord d'objets divers.
Alors j'ai commencé à marcher dans les rues de Paris, mon groooos carton me servant de bouclier. Mes copines qui m'accompagnaient eurent la gentillesse de me décharger de mes sacs. J'ai descendu les escaliers du métro en prenant bien soin de mettre un pied devant l'autre.
Ligne 9, les uagers m'ont regardé de travers, moi, mon groooooos carton et mes copines toutes chargées comme des baudets.
Changement Ligne 5, j'ai récupéré mes sacs, embrassé bien fort mes copines qui regagnaient chacunes leurs chez-elles. J'ai continué le trajet seule avec mon groooos carton dont une des poignées a commencé à céder.
Arrivée à Paris-Nord, mon groooos carton n'avait plus qu'une poignée viable et moi j'ai tourné en rond avant de trouver la gare TGV.
Enfin sur le quai, j'ai pesté contre le groooooos carton qui était en train de se déliter sous mes doigts. La seconde poignée commençant à montrer des signes de faiblesses, mon wagon étant à l'extrémité inverse du train (double). Je me suis demandée si j'allais bien arriver à Lille. Au pire, je pourrais toujours dormir dedans cette nuit.
Un jeune sauveur entendant mes gros mots m'a aidé à trimballer le groooos carton jusque dans le train. J'ai veillé sur lui jusqu'au départ. J'avais tellement envie de m'assoir et de me détendre. J'avais aussi tellement peur que quelqu'un me chourave le groooos carton.
L'heure de train est passé vite à inventorier le contenu de mes trois sacs remplis à raz bord, j'ai oublié pendant quelques instants mon groooos carton qui m'attendait sagement dans le vestibule (on dit vestibule pour un wagon?). En arrivant à Lille, contrairement à ce que j'aurai pu penser, j'avais perdu toute force dans les bras. L'exitation de la journée étant passée, la lassitude a repris le dessus et mon groooos carton m'a paru plus lourd que jamais.
Une de ses poignées était définitivement morte, la seconde était vraiment amochée, le ruban adhésif commençait à motrer des signes de faiblesse inquiétants. Mais je ne pouvais pas abandonner. Alors j'ai continué mon chemin pour prendre le métro lillois.
Contrairement aux parisiens, les lillois voyant ma détresse et mon groooos carton se sont dépéchés de se ruer dans les rames de métro, m'obligeant à laisser passer 3 métros avant de pouvoir entrer en force. Pourtant il restait de la place, mais les lillois n'avaient pas envie de se serrer pour m'aider. Moi qui avait envie d'embrasser mes enfants avant qu'ils aillent se coucher, j'ai réalisé que ce serait trop tard.
Un dernier sauveur m'a aidé à la sortie du métro, il a porté un coté du carton, me l'a ramené à la voiture, j'étais tellement heureuse que je l'aurai bien embrassé tiens! Au lieu de ça, je l'ai racompagné jusqu'à chez lui en voiture.
Hier soir, je suis allée embrasser mes enfants, mais ils dormaient déjà. J'ai déballé le grooooos carton, j'étais heureuse de montrer à Drum ce qu'il contenait, j'ai apprécié la douceur du velours, j'ai monté, démonté, observé, lu la notice en Tchèque.
Ce matin, en reveillant GumBoy, je lui ai dit "Dépèches toi de te préparer, il y a une surprise pour toi dans le salon"
Effectivement il a fait vite, il a déboullé dans le salon, il est passé devant l'objet en question qui tronait fièrement en plein milieu. Il n'a dit "Elle est où la surprise Maman?" Je me suis dit qu'il était bigleux, puis ses yeux se sont arrondi et "Oh ! Un groooos carton !"






Sont ils pas choupis mes sapins, PapaSapin avec sa déco noire et or,
MamanSapin a revêtu ses plus beaux atours bleus et argents, tandis que BébéSapin a joué la carte de l'originalité avec une splendide déco violette et orange. (ça se voit que je suis
fière de moi?)






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